Huile de massage : j’en ai testé trois, une seule est restée

Mon premier flacon d’huile de massage était un mauvais choix et il m’a fallu deux semaines pour le comprendre. L’odeur me plaisait, donc je mettais le problème sur le compte de ma technique. J’ai fini par en acheter deux autres et par les utiliser à la suite, quinze jours chacune, sur les mêmes jambes et au même moment de la soirée.

Huile d'amande douce versée depuis un flacon
L'amande douce du rayon bébé : 7 € les 200 ml, et celle que j'ai gardée.

Comment j’ai comparé chaque huile de massage

Sans aucune rigueur scientifique, et je le dis tout de suite. Quinze jours par huile, le soir, même geste, même durée, environ dix minutes. J’ai noté trois choses sur un carnet : le temps avant que ma main accroche, la sensation sur la peau une heure après, et si j’avais dû en remettre en cours de route.

Ce n’est pas un test, c’est une série d’impressions. Mais au moins elles ont été prises dans les mêmes conditions, ce qui n’était pas le cas de mes essais précédents.

L’huile parfumée de pharmacie, 14 € les 100 ml

Celle du départ. Fluide, presque aqueuse, avec une odeur florale assez marquée que j’aimais à l’ouverture et qui me pesait au bout de dix jours.

Le problème est simple : elle pénètre trop vite. Au bout de deux minutes, la main accroche et le geste devient saccadé. J’en remettais deux fois par séance, parfois trois. À ce rythme les 100 ml sont partis en dix-sept jours, ce qui en fait la plus chère à l’usage des trois.

Une heure après, la peau est sèche et douce, sans film. Si je cherchais une huile qui disparaît, ce serait celle-là. Pour un massage un peu long, elle ne va pas.

Graines de sésame et coupelle d'huile
Le sésame glisse le mieux et sent la cuisine, ce qui m'a fait écourter.

L’huile d’amande douce, 7 € les 200 ml

Achetée en grande surface, rayon bébé, premier prix. C’est la découverte de ce comparatif.

Texture nettement plus grasse, odeur quasi nulle, très légèrement noisette si je mets le nez dessus. La main glisse pendant les dix minutes entières sans que j’aie besoin d’en rajouter une seule fois. Une noisette suffit pour les deux jambes, là où il me fallait trois fois plus de la précédente.

Le revers : elle laisse un film. Une heure après, ma peau est encore un peu luisante, et les premiers soirs j’ai marqué un drap. Avec une serviette au pied du lit, le problème ne se pose plus. L’huile d’amande est largement utilisée pour ce genre d’usage, ce qui n’a rien d’une garantie mais explique qu’on la trouve partout et pas cher.

L’huile de sésame, 9 € les 150 ml

Essayée parce que plusieurs lectures la citaient à propos des massages d’inspiration ayurvédique, sujet sur lequel je n’ai aucune compétence.

Plus épaisse encore que l’amande, et une odeur franchement présente, grillée, qui m’a rappelé la cuisine. Certains soirs ça ne me dérangeait pas. D’autres, ça m’a gênée au point d’écourter. La tenue sous la main est la meilleure des trois, vraie glisse pendant un quart d’heure, mais le film laissé est plus épais et je me suis douchée deux fois après le massage, ce qui annule un peu l’idée du geste avant de dormir.

Goutte d'huile déposée sur la peau d'un bras
Une noisette pour les deux jambes, contre trois fois plus avec la parfumée.

Mon classement, sans ménagement

  • Amande douce : celle que j’ai gardée. Le meilleur compromis entre glisse, prix et neutralité d’odeur. 7 € les 200 ml, et le flacon tient six semaines.
  • Sésame : la meilleure glisse, l’odeur de trop. Je la garde pour les pieds, où ça me gêne moins.
  • Parfumée de pharmacie : la plus agréable à l’ouverture, la moins adaptée à l’usage. Je ne la rachèterai pas.

Ce classement vaut pour mes mains, mes jambes et mon nez. Une peau qui boit moins l’huile donnerait sans doute un autre résultat, et je n’ai aucun moyen de le savoir.

Une remarque sur la conservation, parce que personne ne m’avait prévenue : les 200 ml d’amande douce ont commencé à sentir légèrement rance au bout de deux mois dans la salle de bain, où il fait chaud et humide. Déplacés dans un placard de chambre, les flacons suivants ont tenu sans problème. Je prends des contenants plus petits depuis, même si le litre coûte moins cher.

Ce que j’ai appris au passage

Deux choses que je ne soupçonnais pas. D’abord, le rayon bébé coûte deux fois moins cher que le rayon soins pour un contenu très proche, et c’est là que je regarde maintenant en premier. Ensuite, l’odeur compte beaucoup plus que je ne l’aurais parié : j’ai écourté des séances uniquement pour cette raison, jamais pour la texture.

Le geste lui-même, je l’ai décrit dans mon retour sur le massage lymphatique, et c’est en l’écrivant que je me suis rendu compte que je parlais plus du produit que du mouvement. Les soirs où je l’enchaîne après ma séance de yin yoga, l’huile grasse est clairement la bonne : j’ai déjà froid, je n’ai pas envie de me relever pour en remettre. Prochain essai, une huile de noyau d’abricot, puisque le gommage du même fruit m’a plutôt convaincue.