Crème solaire visage : deux textures comparées à Montpellier

Un tube de crème solaire visage traînait dans ma salle de bain depuis l’été dernier, à moitié vide, et je l’ai fini en juin sans me poser de questions. Puis j’en ai acheté un second, de texture très différente, et j’ai passé le reste de l’été à alterner les deux. Vivre à Montpellier donne beaucoup d’occasions de tester ce genre de produit.

Femme appliquant une crème solaire sur son visage
Un petit pois pour tout le visage : nettement trop peu, je le sais.

Les deux produits : une crème solaire visage fluide et une riche

Le premier est un fluide, très liquide, vendu autour de 16 € les 50 ml en pharmacie. Le second est une crème nettement plus épaisse, 19 € les 40 ml, achetée en parapharmacie parce que l’étiquette parlait de peaux sèches.

Même indice annoncé sur les deux. Je ne vais pas discuter d’indices ni de protection : je n’y connais rien et ce n’est pas mon sujet. Ce que je peux décrire, c’est comment elles se posent, ce qu’elles laissent, et combien de temps elles tiennent sur un visage qui transpire.

Le fluide : agréable, et qui s’en va

À l’application, rien à redire. Ça s’étale en deux secondes, ça ne blanchit pas, et au bout d’une minute je ne sens plus rien. Aucune odeur perceptible. Sous un fond de teint léger, le rendu est net.

Le problème est apparu les jours de marché. Deux heures dehors en août, un chapeau de paille, et je sentais la peau du front redevenir mate puis un peu collante. Je n’ai aucun moyen de vérifier ce qui restait réellement sur ma peau, donc je parle seulement de ce que je sentais. Mais j’ai pris deux coups de soleil légers sur les pommettes en juillet, avec ce tube, et aucun avec l’autre.

Texture de crème solaire déposée sur le dos de la main
La texture riche laisse un voile blanc une à deux minutes.

Ça pourrait venir de la quantité que j’applique, qui est probablement trop faible : je mets l’équivalent d’un petit pois pour tout le visage, ce qui est sûrement en dessous de ce qu’il faudrait.

La crème riche : moins confortable, plus rassurante

Celle-là demande du travail. Il faut insister pour l’étaler, elle laisse un voile légèrement blanc une à deux minutes, et le fini est satiné plutôt que mat. Sous le maquillage, ça glisse : j’ai renoncé à mettre quoi que ce soit par-dessus et je sors le visage nu les jours où je l’utilise.

En échange, elle reste. Quatre heures dehors, j’ai encore la sensation d’avoir quelque chose sur la peau. Les jours de forte chaleur, elle m’a donné un aspect brillant sur les tempes dont je me serais passée, surtout sur les photos.

Et c’est celle avec laquelle je n’ai eu aucun souci de rougeur. Je ne l’attribue pas au produit avec certitude, l’été n’a pas été identique de juillet à septembre, mais je note la coïncidence.

Ce que j’ai fini par faire

J’ai arrêté de choisir. Le fluide les jours de bureau et de courses rapides, la crème riche les jours où je reste dehors plus de deux heures. Dit comme ça c’est évident, et pourtant il m’a fallu tout l’été pour y arriver au lieu de chercher le tube unique.

La question de la seconde application

C’est là que je suis la moins sérieuse. Les notices parlent de renouveler l’application, et je ne le fais presque jamais. Pas par conviction : parce que je n’ai pas le tube sur moi et que me recrémer le visage en terrasse me gêne.

J’ai essayé un format de voyage glissé dans mon sac pendant trois semaines d’août. Je l’ai utilisé deux fois. Le problème n’est pas le format, c’est que l’idée ne me vient pas : je ne pense à la crème qu’au moment de sortir de chez moi. Si quelqu’un a trouvé un déclencheur qui marche en milieu de journée, je suis preneuse, parce que de mon côté je n’ai rien trouvé en trois étés.

Terrasse ombragée en plein midi l'été
Chercher l'ombre reste mon geste le plus efficace à midi.

Détails pratiques

  • Quantité : j’en mets trop peu, je le sais depuis que j’ai comparé avec le dos de la notice. J’essaie de doubler, sans y parvenir.
  • Le chapeau fait plus que la crème, en tout cas pour ma sensation de confort. Mon chapeau de paille a été le meilleur achat de l’été, à 12 € sur le marché des Arceaux.
  • Les tubes finissent à moitié : j’ai jeté celui de l’an dernier sans savoir s’il était encore bon. Cette année je note la date d’ouverture au crayon sur le tube.
  • Après une journée dehors, ma peau tire, et le gommage hebdomadaire est devenu trop agressif en pleine saison. Je l’ai suspendu en août.

Pour l’an prochain

Je repartirai sur la crème riche comme produit principal et je garderai un fluide pour les jours courts. J’aimerais tester une teinte légère, pour arrêter de superposer un fond de teint qui ne tient pas sur le satiné.

Et je vais essayer de régler cette question de quantité, qui est probablement la seule chose déterminante dans toute cette histoire, bien avant le choix du tube. Les gestes du soir, eux, n’ont pas bougé : mon quart d’heure de yoga au réveil et de l’huile sur les jambes avant de dormir.