Crème pour les mains en hiver : ce qui tient au froid

Chaque hiver, c’est le même scénario : la peau entre mes doigts se fendille vers la mi-novembre et je passe les trois mois suivants à courir après une crème pour les mains qui tienne plus d’une heure. Cette année, j’ai préparé la saison en octobre plutôt qu’en décembre, pour une fois.

Gros plan sur des mains sèches et râpeuses
Après deux heures de tournage, les paumes sont râpeuses même en été.

Pourquoi mes mains souffrent plus que la moyenne

À cause de l’argile. Je suis des ateliers de tournage le samedi, et le tournage, c’est les mains dans l’eau argileuse pendant deux heures, puis un lavage prolongé pour tout retirer. L’argile assèche énormément, et je ressors de l’atelier avec les paumes râpeuses même en été.

Ajoutez à ça le froid de janvier et le gel hydroalcoolique dont je garde un petit flacon dans mon sac, et j’ai la combinaison parfaite pour des crevasses au niveau des articulations. Je décris une situation, pas un problème de santé, et je ne donnerai aucun avis là-dessus.

La crème pour les mains, en trois textures

Je ne vais pas nommer de marques, parce que j’ai changé plusieurs fois et que je m’y perds. Mais les catégories, elles, se distinguent très bien.

La crème fluide de sac à main, celle qui pénètre en dix secondes : agréable, sans odeur, et parfaitement inutile pour moi. Elle disparaît au premier lavage et je me retrouve au point de départ. Je l’ai gardée pour le bureau, où je me lave les mains moins souvent.

Mains travaillant l'argile sur un tour de poterie
Deux heures les mains dans l'eau argileuse, puis un lavage prolongé.

La crème épaisse en tube, qui demande vingt secondes de massage pour entrer : c’est mon produit de base. Elle laisse un fini légèrement satiné que je trouve désagréable sur un clavier, donc je l’applique en sortant de l’atelier et le soir, jamais avant de travailler.

Le baume en pot, très gras, presque une cire : je l’applique uniquement la nuit, en couche épaisse, et c’est ce qui a le mieux marché sur les crevasses l’hiver dernier. Le pot est petit, 10 € les 30 ml, et il dure tout l’hiver parce que je n’en mets que le soir.

Le rituel que j’ai réglé

  • Après l’atelier : crème épaisse, immédiatement, dans la voiture avant de démarrer. Si j’attends d’être rentrée, je ne le fais pas.
  • Au bureau : la fluide, après chaque lavage, parce que c’est la seule que je supporte sur les doigts pour taper.
  • Le soir : le baume en couche épaisse. Les nuits où mes mains vont très mal, je mets des gants de coton fins par-dessus. Ça fait un peu ridicule et ça fonctionne.

Le point commun des trois, c’est le placement. Un tube dans la voiture, un au bureau, le pot sur la table de nuit. Trois produits à trois endroits, au lieu d’un seul tube que je cherche partout. C’est la même leçon que pour mon huile du soir : le produit que je trouve est celui que j’utilise.

Texture de crème étalée entre les doigts
Le baume très gras, réservé à la nuit, parfois sous des gants de coton.

Ce que j’ai arrêté de faire

Les masques pour les mains en sachet, achetés deux fois, 5 € la paire. L’effet est net le soir même et nul le lendemain. Pour le prix de quatre sachets j’ai un pot de baume qui tient trois mois, donc le calcul est vite fait.

J’ai aussi arrêté d’attendre que mes mains aillent mal pour m’en occuper. C’est la bêtise que je répétais chaque hiver : je commençais le baume une fois les crevasses installées, c’est-à-dire au moment où il met trois semaines à rattraper les choses. Cette année j’ai commencé début octobre, sur des mains encore correctes, et c’est précisément pour ça que j’écris ce texte maintenant plutôt qu’en janvier.

J’ai aussi arrêté de faire des gommages sur les mains. J’avais lu que ça aidait la crème à pénétrer. Chez moi, ça a surtout rendu la peau plus sensible, et j’ai eu des picotements au lavage pendant plusieurs jours. Même constat qu’avec le gommage visage : j’ai tendance à frotter trop et trop souvent.

Pour les mois qui viennent

Je pars avec ces trois produits et je ne compte rien ajouter avant janvier. Ce que j’aimerais tester, c’est une crème un peu moins satinée pour la journée, parce que la gêne sur le clavier est le seul motif pour lequel je saute des applications.

Et je vais essayer de mettre le baume plus tôt dans la soirée, avant de lire, plutôt qu’au moment d’éteindre. Les soirs où je l’oublie, c’est toujours parce que j’ai déjà la lumière éteinte et un album ouvert sur les genoux.

Ce que je surveille cette année

Deux choses, que je note pour pouvoir les relire en mars. La première : est-ce que commencer en octobre change réellement l’état de mes mains en janvier, ou est-ce que je me raconte une histoire ? Je n’aurai pas de réponse propre, puisque je n’ai pas d’hiver témoin, mais j’aurai au moins mon impression.

La seconde : le lavage après l’atelier. Je frotte longuement pour retirer l’argile, à l’eau chaude, avec du savon. C’est probablement là que se joue l’essentiel, bien avant le choix de la crème. Si je devais parier sur un seul changement utile, je parierais sur de l’eau moins chaude et un rinçage plus court plutôt que sur un nouveau pot.